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La carte complète, rien de caché

Chaque concept entre toi et les classiques

Voici le vrai programme de Bahir — dans l’ordre de la tradition, de la forme de la première lettre à la prose non vocalisée. Pas un extrait : tout le chemin, public, parce qu’une carte qu’on ne peut pas voir est une carte qu’on ne peut pas croire.

La colonne grammaticale suit l’échelle sur laquelle la tradition elle-même s’est accordée — d’al-Ājurrūmiyya d’Ibn Ājurrūm au Qaṭr al-Nadā d’Ibn Hishām, la progression que les étudiants gravissent depuis sept siècles. Seul l’ordre est hérité : chaque leçon, exemple et exercice est écrit à neuf, et toujours profane.

118 concepts · un ordre honnête

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L’écriture et les sons

Les 28 lettres, leurs formes et liaisons, les voyelles brèves et longues — jusqu’à déchiffrer de vrais mots.

  1. 1

    الحُروفُ الهِجائِيَّة Les 28 lettres

    Reconnais chaque lettre arabe par son nom et son son — le tout premier obstacle pour un vrai débutant. Tout le reste de ta lecture en dépend.

  2. 2

    الحَرَكات Voyelles courtes et soukoun

    Les trois voyelles courtes et le signe d'absence de voyelle qui transforment les consonnes en syllabes : fatḥa (a), kasra (i), ḍamma (u), sukūn.

  3. 3

    وَصْلُ الحُروف L'attache des lettres

    L'arabe est une écriture cursive : la plupart des lettres changent de forme pour s'attacher. Six d'entre elles ne se connectent jamais à la suivante : ا د ذ ر ز و.

  4. 4

    حُروفُ المَدّ Les voyelles longues

    Les trois voyelles longues — ā (ا), ū (و), ī (ي) — durent environ deux fois plus longtemps que les courtes. La durée change le sens.

  5. 5

    التَّنوينُ والشَّدَّة La nunation et la gémination (shadda)

    Le tanwīn — une double voyelle finale prononcée comme un « n » muet (ـٌ ـٍ ـً), marque de l'indéfini — et la shadda (ـّ), qui double une lettre.

  6. 6

    أل الشَّمْسِيَّة والقَمَرِيَّة L'article défini (lettres solaires et lunaires)

    أل = « le / la ». Devant une lettre « lune », tu entends le l (al-qamar) ; devant une lettre « soleil », le l s'assimile et la lettre suivante est doublée (ash-shams).

  7. 7

    الهَمْزَة La hamza et ses supports

    Le coup de glotte ء. Son « support » (أ إ ؤ ئ ou aucun) est déterminé par les voyelles qui l'entourent — l'une des règles d'orthographe les plus difficiles.

  8. 8

    التاءُ المَرْبوطةُ والأَلِفُ المَقْصورة Le tāʾ marbūṭa et l'alif maqṣūra

    ة — la terminaison du féminin, prononcée « t » uniquement lorsqu'elle est liée au mot suivant. ى — un « ā » final écrit comme un yāʾ sans points.

  9. 49

    مَخارِجُ الحُروفِ الصَّعْبَة Les points d’articulation difficiles

    Les sons qui échappent aux non-natifs : les emphatiques ص ض ط ظ, la paire gutturale ع ح, le ق profond et les interdentales ذ ث. Entraîne ton oreille et ta voix.

Le vocabulaire fondamental

Les mots classiques les plus fréquents, appris par leurs racines.

  1. 9

    الضَّمائِر Les pronoms personnels

    Les pronoms isolés — le pilier de chaque phrase pour dire « je, tu, il, elle, nous, ils ».

  2. 10

    حُروفُ الجَرّ Les prépositions

    Les prépositions les plus fréquentes. Chacune d'elles place le nom qui la suit au génitif (jarr) — une notion de grammaire que tu retrouveras dans le naḥw.

  3. 11

    أَسْماءُ الإشارَة Les démonstratifs

    Les mots pour désigner : ceci / cela / ceux-ci / ceux-là — et ils s'accordent en genre et en nombre.

  4. 12

    أَدَواتُ العَطْفِ والرَّبْط Les conjonctions

    Ces petits mots de liaison qui unissent les propositions — et, puis, mais, parce que. Minuscules, constants, essentiels.

  5. 13

    أَدَواتُ الاِسْتِفْهام Les mots interrogatifs

    Comment poser des questions : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien — sans oublier les particules de question fermée (oui/non) هَلْ et أَ.

  6. 14

    الأَعْداد Les nombres de 1 à 10

    Les dix premiers nombres : indispensables au quotidien et ta porte d'entrée pour maîtriser plus tard les fameux accords complexes de l'arabe.

  7. 15

    الأُسْرَة La famille

    Les noms les plus proches et les plus utilisés de tous : la famille.

  8. 16

    الجِسْم Le corps

    Les parties du corps au quotidien — des premiers noms concrets et faciles à retenir.

  9. 17

    الزَّمَن Le temps

    Les mots du quotidien et du calendrier — jour, nuit, matin, heure, semaine, an.

  10. 18

    الأَماكِن Les lieux

    Des lieux communs que tu nommes au quotidien : la maison, l'école, la ville, le marché, la route.

  11. 19

    أَفْعالٌ شائِعَة Verbes essentiels

    La poignée de verbes que tu retrouves dans presque tous les textes : être, dire, faire, aller, venir, voir, vouloir, savoir.

  12. 20

    الكَلِماتُ الأَكْثَرُ شُيوعًا Les noms les plus fréquents

    Un premier groupe de noms les plus courants. Au-delà, ton vocabulaire s'enrichit naturellement : chaque mot sur lequel tu appuies et que tu enregistres depuis une discussion ou une lecture s'ajoute à ta liste de révision.

  13. 52

    أَشْهَرُ الْكَلِمَاتِ ١ Vocabulaire fréquentiel I

    Les cinquante premiers mots que tu croiseras partout : les gens, la nourriture, la maison et les verbes du quotidien — une carte par mot.

  14. 53

    أَشْهَرُ الْكَلِمَاتِ ٢ Vocabulaire le plus fréquent II

    Cinquante autres mots du quotidien : la nature, les animaux, la maison, les voyages et les sensations.

  15. 54

    أَشْهَرُ الْكَلِمَاتِ ٣ Vocabulaire fréquentiel III

    Cinquante mots pour exprimer des idées — la pensée, la patience, l'espoir, les histoires et les questions : le vocabulaire d'un lecteur réfléchi.

  16. 55

    أَشْهَرُ الْكَلِمَاتِ ٤ Vocabulaire fréquentiel IV

    Quarante mots de prose classique : la cour et le marché, la mer et le champ, et les petites particules qui lient les phrases entre elles.

  17. 56

    مُعْجَمُ الْبَيْتِ وَالْأَدَوَاتِ Vocabulaire courant V : outils, nourriture, maison et corps

    Une deuxième couche de vocabulaire concret du quotidien pour dépasser les bases : outils et ustensiles, vêtements et textiles, alimentation et cuisine, pièces et mobilier de la maison, anatomie détaillée, ainsi que les verbes courants de mouvement, de manipulation et de fabrication.

  18. 57

    مُعْجَمُ النَّاسِ وَالسُّوقِ Vocabulaire du quotidien VI — les gens, les métiers & les voyages

    Le vocabulaire des personnes et de la société : la famille élargie et le foyer, les métiers et leurs praticiens, le marché avec sa monnaie et ses mesures, la route avec ses montures et ses affaires de voyage, ainsi qu'une palette plus riche d'adjectifs de personnalité.

  19. 58

    الطَّبِيعَةُ مِنْ حَوْلِنَا La nature autour de nous 2

    Le vocabulaire du grand air et de la nature sauvage : météo, relief et paysages, plantes et céréales, animaux sauvages et domestiques, et la vie aquatique — une carte par mot.

  20. 59

    الْعَقْلُ وَالْخُلُقُ L'esprit et le caractère

    L'univers intime de la prose classique : vertus et vices, émotions et leurs expressions, verbes de pensée, de parole et de perception, vocabulaire du tempérament et état des choses.

  21. 60

    الْحُكْمُ وَالْقَانُونُ وَالْحَرْبُ Vocabulaire IX — Pouvoir, loi et guerre

    Le vocabulaire de la prose civique classique : le pouvoir, l'autorité et la cour ; la justice, le jugement et la loi ; l'armée, le conflit et le traité ; le commerce avec ses poids et mesures ; et les revers de la fortune.

  22. 61

    الْعِلْمُ وَالْكِتَابُ وَالْبُرْهَانُ Vocabulaire X — la science et le livre

    Le vocabulaire de la culture lettrée classique : les sciences et le savoir ; la plume, le papier et le copiste ; le débat, la logique et la preuve ; ainsi que les concepts abstraits de la méthode — définition, cause, raison et résultat.

  23. 62

    أَلْفَاظُ الْأَدَبِ Le vocabulaire des bonnes manières

    Le registre raffiné de la prose littéraire : des verbes mesurés pour exprimer la parole, la pensée et le sentiment ; les noms qui structurent le discours (matière, aspect, manière) ; le destin, la fortune et les âges ; et la langue du style et de la tenue.

  24. 63

    دَقَائِقُ الْأَلْفَاظِ La haute prose classique — la dernière ligne droite

    L’ultime étape du lecteur : des verbes subtils de narration, de causalité et de jugement ; des noms de degré, de circonstance et d’essence ; et d’élégants quasi-synonymes pour affiner ta perception des moindres nuances de sens.

ṣarf — la fabrique des mots

La machine racine-schème : les dix formes, les pluriels, les participes.

  1. 21

    الجَذْرُ والوَزْن Racine & schème

    Le moteur de l'arabe : une racine de trois lettres (ف-ع-ل) coulée dans un schème (wazn) pour créer des centaines de mots apparentés. Apprends le fonctionnement de la machine, pas la liste.

  2. 22

    الفِعْلُ المُجَرَّدُ وأَزْمِنَتُهُ Le verbe trilitère simple et ses trois temps

    Le verbe de base فَعَلَ et ses trois temps — passé (māḍī), présent (muḍāriʿ), impératif (amr) — le socle sur lequel repose toutes les autres formes.

  3. 23

    الأَوْزانُ المَزيدَة Les formes dérivées (II–X)

    Ajoute des lettres à la racine et le sens change de manière prévisible : causatif, intensif, réciproque, réfléchi, de demande. Les dix formes constituent un système dont tu peux facilement faire le tour.

  4. 24

    المَعْلومُ والمَجْهول Voix active et passive

    Un même verbe à l’actif (kataba, « il a écrit ») ou au passif (kutiba, « cela a été écrit »), différencié par un simple changement de voyelles internes.

  5. 25

    المُشْتَقّات Les noms dérivés

    Les noms dérivés du verbe : le participe actif (ism al-fāʿil), le participe passé (ism al-mafʿūl), le nom d'action (maṣdar), ainsi que les noms de lieu et d'instrument.

  6. 26

    المُثَنَّى والجَمْع Le duel et le pluriel

    En arabe, on compte par trois : le singulier, un duel spécifique (ـانِ) et les pluriels — les pluriels réguliers masculin/féminin et l'imprévisible pluriel interne.

  7. 27

    جُموعُ التَّكْسير Les pluriels internes en détail

    Le pluriel interne modifie la structure même du mot au lieu d'y ajouter une terminaison. Il n'existe pas de règle unique, mais une poignée de modèles (أَوْزان) couvre la plupart des noms — les reconnaître au premier coup d'œil va transformer ta lecture.

  8. 28

    النِّسْبَة L'adjectif de relation (nisba)

    Transforme un nom pour exprimer l’appartenance ou la relation en ajoutant ـِيّ — c'est ainsi que l'on dit égyptien, arabe ou naturel.

  9. 29

    الفِعْلُ المُعْتَلّ Les verbes irréguliers

    Les verbes dont la racine contient و ou ي sont irréguliers : ces lettres se transforment ou disparaissent. Un vrai mur à la lecture, alors on s'y attaque de front.

  10. 64

    مَعَانِي الْأَوْزَانِ الْمَزِيدَةِ ١ Le sens des formes II à IV

    Les formes II, III et IV ajoutent chacune une nuance prévisible au verbe simple : l'intensité ou la causalité (فَعَّلَ), l'effort ciblant un partenaire (فَاعَلَ) et le fait de provoquer une action (أَفْعَلَ).

  11. 65

    مَعَانِي الْأَوْزَانِ الْمَزِيدَةِ ٢ Le sens des formes V à VIII et X

    La famille du réfléchi et du moyen : تَفَعَّلَ applique la Forme II à soi-même, تَفَاعَلَ rend la Forme III mutuelle, اِنْفَعَلَ subit, اِفْتَعَلَ agit pour soi-même, et اِسْتَفْعَلَ recherche.

  12. 66

    صَوْغُ الْمَجْهُولِ Le passif en pratique

    Mets n'importe quel verbe au passif — une ḍamma au début, une kasra (passé) ou une fatḥa (présent) avant la dernière radicale — et promeus le complément d'objet restant en nāʾib al-fāʿil.

  13. 67

    اِسْمَا الْفَاعِلِ وَالْمَفْعُولِ مِنَ الْمَزِيدِ Les participes des formes dérivées

    Une seule recette pour toutes les formes dérivées : prends le présent, remplace le préfixe par مُـ, puis mets une kasra avant la dernière radicale pour celui qui fait l'action, et une fatḥa pour celui qui la subit — muʿallim vs muʿallam.

  14. 68

    الْمَصَادِرُ Le système du maṣdar

    Les noms verbaux de la Forme I s'apprennent mot par mot (kitāba, julūs, fahm), mais les Formes II à VIII et X ont chacune un maṣdar prévisible — huit modèles réguliers (la Forme III permet aussi fiʿāl : qitāl ; la rare Forme IX est laissée de côté).

  15. 69

    الْمِثَالُ الْوَاوِيُّ Les verbes assimilés par wāw

    Les verbes commençant par la lettre و la perdent au présent — waṣala → yaṣilu, wajada → yajidu —, laissant place à des présents courts, des impératifs nus et des maṣdars qui compensent cette perte par un ة final.

  16. 70

    الْأَجْوَفُ Les verbes concaves

    La semi-voyelle médiane se cache sous la forme d'un ā au passé et réapparaît au présent — qāla/yaqūlu, bāʿa/yabīʿu, khāfa/yakhāfu — et se raccourcit dès que la dernière syllabe se ferme : lam yaqul, qultu, qul.

  17. 71

    النَّاقِصُ Les verbes défectueux

    Les verbes se terminant par une lettre faible se déclinent en trois modèles — daʿā/yadʿū, ramā/yarmī, nasiya/yansā — et l'apocope supprime complètement cette lettre faible : lam yadʿu, lam yarmi, lam yansa.

  18. 72

    اِسْمُ التَّفْضِيلِ Le comparatif et le superlatif

    Un seul modèle pour « plus grand / le plus grand » : أَفْعَلُ + مِنْ pour comparer, أَفْعَلُ + iḍāfa ou أل pour le superlatif, et أَشَدُّ + maṣdar à l'accusatif prend le relais quand la qualité ne rentre pas dans le moule.

  19. 73

    الْمُضَعَّفُ وَالْمَهْمُوزُ Verbes doublés et sourds

    Les deux dernières familles irrégulières : les verbes sourds fusionnent leurs deux radicales identiques (madda) et admettent deux jussifs (lam yamdud / lam yamudda) ; les verbes hamzés se comportent normalement — sauf aux impératifs nus khudh, kul, mur.

  20. 74

    تَصْرِيفُ الْفِعْلِ مَعَ الضَّمَائِرِ La conjugaison aux quatorze personnes

    Le tableau complet du māḍī/muḍāriʿ appris en quatre petites familles — moi/nous, tu (m), tu (f), l'absent — et non en quatorze lignes apprises par cœur. Le passé se conjugue par suffixe, le présent par les préfixes ʾ–n–y–t.

  21. 75

    التَّصْغِيرُ Le diminutif (At-Tasghir)

    Rends une chose petite, affectueuse ou proche : coule-la dans le moule fuʿayl (nuhayr « petit fleuve »), fuʿayʿil pour quatre lettres, ou fuʿayʿīl lorsqu'une voyelle longue précède la dernière radicale.

  22. 76

    الصِّفَةُ الْمُشَبَّهَةُ L'adjectif qualificatif (Sifa Mushabbaha)

    L’adjectif de qualité permanente — karīm, ṣaʿb, ʿaṭshān, aḥmar. Il ressemble à un ism fāʿil mais désigne un trait de caractère permanent, pas une action en cours.

  23. 77

    صِيَغُ الْمُبَالَغَةِ Les formes d'intensification (Mubālagha)

    Pousse l'ism fāʿil au maximum : faʿʿāl, mifʿāl, faʿūl, faʿīl, faʿil signifient « fait beaucoup, fait intensément » — akūl mange encore et encore, miqdām va toujours de l'avant.

  24. 78

    اِسْمَا الْمَرَّةِ وَالْهَيْئَةِ Noms d'unité et de manière

    Deux modèles miniatures de maṣdar pour une précision chirurgicale : faʿla exprime l'unité (ṭarqa — un seul coup), fiʿla décrit la manière (mishya — une façon de marcher).

naḥw — la mécanique des phrases

Les cas et leurs signes, les régissants, kāna et inna — l’échelle d’al-Ājurrūmiyya.

  1. 30

    أَقْسامُ الكَلِمَة Les classes de mots

    Chaque mot arabe appartient à l’une de ces trois catégories : un nom (ism), un verbe (fiʿl) ou une particule (ḥarf). C’est ici que commence le Naḥw.

  2. 31

    نَوْعا الجُمْلَة Les deux types de phrases

    Une phrase commence par un nom (jumla ismiyya : sujet + attribut) ou par un verbe (jumla fiʿliyya : verbe + sujet + COD). Tout le reste découle de cette distinction.

  3. 32

    الإعْرابُ وعَلاماتُهُ L'I'rab et ses marques

    La fin des mots porte la grammaire : rafʿ (ḍamma), naṣb (fatḥa), jarr (kasra) et jazm (sukūn, verbes uniquement). C'est le cœur même du naḥw.

  4. 33

    العَوامِل Les régisseurs de cas

    Les cas ne changent pas tout seuls : c'est un agent régisseur qui les détermine. Le verbe élève son sujet, la préposition abaisse son nom, et l'iḍāfa abaisse son second terme.

  5. 34

    الإضافَة L’annexion (iḍāfa)

    Deux noms soudés pour former « le X de Y » : le premier ne prend ni « al- » ni « tanwīn », le second est toujours au génitif. La structure la plus courante en arabe.

  6. 35

    العَلاماتُ الفَرْعِيَّة Les marques de déclinaison secondaires

    Tout ne prend pas de ḍamma/fatḥa/kasra. Les cinq noms, le duel, les pluriels et le diptote (mamnūʿ min al-ṣarf) marquent le cas par des lettres ou une fatḥa à la place de la kasra.

  7. 36

    المَرْفوعات Les cas nominatifs

    Ce qui doit être au nominatif : le sujet d'un verbe actif (fāʿil), le sujet d'un verbe passif (nāʾib al-fāʿil) et le couple sujet-attribut (mubtadaʾ + khabar).

  8. 37

    النَّواسِخ: كانَ وإِنَّ Kāna, Inna et leurs sœurs

    Deux familles qui s'introduisent dans la phrase nominale et inversent les cas de déclinaison — le miroir l'une de l'autre. Le test ultime pour savoir si tu maîtrises vraiment l'iʿrāb.

  9. 38

    المَنْصوبات Les cas de l'accusatif

    Découvre les multiples rôles du naṣb : le COD, l'objet absolu (mafʿūl muṭlaq), le but, l'état (ḥāl), la spécification (tamyīz), l'exception et le vocatif.

  10. 39

    التَّوابِع L'accord par assimilation (les qualificatifs)

    Découvre les mots qui s'accordent avec le nom qui les précède : l'adjectif (naʿt), la coordination (ʿaṭf), l'emphase (tawkīd) et le substitut (badal).

  11. 40

    إِعْرابُ المُضارِع La conjugaison du présent

    Le verbe au présent est au nominatif par défaut, à l'accusatif après أَنْ/لَنْ/كَيْ, et au jussif après لَمْ/لا de l'impératif. Maîtrise cela et tu pourras analyser la plupart des phrases.

  12. 41

    الاِسْمُ المَوْصول Les pronoms relatifs

    Comment exprimer « celui qui / celle qui » : الَّذي, الَّتي et leurs pluriels, suivis chacun d'une proposition contenant un pronom de rappel.

  13. 42

    أُسْلوبُ الشَّرْط La phrase conditionnelle

    La condition en arabe : إِنْ / مَنْ / ما mettent deux verbes au présent au majzūm (jussif) — la condition et sa réponse.

  14. 79

    أَخَوَاتُ كَانَ Kāna et ses sœurs (treize verbes)

    kāna est à la tête d'une famille de treize verbes qui maintiennent leur sujet au nominatif et font passer l'attribut à l'accusatif — apprends-les par sens : le devenir, les moments de la journée, la négation, la continuité, la durée.

  15. 80

    أَخَوَاتُ إِنَّ Inna et ses sœurs (les six particules)

    Six particules qui font l'inverse de kāna : sujet à l'accusatif, prédicat au nominatif. Chaque sœur apporte sa propre nuance — l'insistance, « que », « comme si », « mais », un souhait ou un espoir.

  16. 81

    كَادَ وَأَخَوَاتُهَا Kāda et ses sœurs

    Une famille de verbes signifiant « presque », « pourvu que » et « commencer à » qui fonctionnent comme kāna — sauf que leur attribut est une proposition verbale au présent.

  17. 82

    الْمَفْعُولُ الْمُطْلَق Le complément absolu (al-maf'ûl al-mutlaq)

    Répète le verbe avec son propre maṣdar à l'accusatif — pour insister sur sa réalisation, exprimer la manière ou compter le nombre de fois.

  18. 83

    ظَرْفُ الزَّمَانِ وَالْمَكَان Les compléments de temps et de lieu (Al-Zarf)

    Le mafʿūl fīhi : les noms de temps et de lieu au cas accusatif (manṣūb) qui indiquent « quand » et « où » l'action s'est déroulée.

  19. 84

    الْمَفْعُولُ لِأَجْلِهِ Le complément de but

    Un maṣdar à l'accusatif qui répond à la question « pourquoi ? » — le motif de l'action : « Je me suis levé en l'honneur de l'invité. »

  20. 85

    الْحَال L'expression de l'état (Al-Hâl)

    Le ḥāl répond à la question « dans quel état ? » : un accusatif indéfini décrivant son possesseur au moment de l'action — ou une proposition entière introduite par le wāw de ḥāl.

  21. 86

    التَّمْيِيز Le tamyīz (l'accusatif de spécification)

    Un accusatif indéfini qui lève l'ambiguïté — après les mesures (« une livre de miel »), après les jugements (« plus noble de caractère »), et après chaque nombre de 11 à 99.

  22. 87

    الاِسْتِثْنَاء L'exception

    L’exception avec illā : accusatif après une phrase affirmative complète, badal permis après une négation, cas selon la fonction quand la phrase est « vidée » — plus le duo de noms ghayr et siwā.

  23. 88

    الْمُنَادَى L'interpellation (al-munada)

    L'interpellation avec yā : un nom propre unique se construit avec la ḍamma (yā Khālidu !), mais une annexion (iḍāfa) se met à l'accusatif (yā ṭāliba l-ʿilmi !).

  24. 89

    النَّعْتُ الْحَقِيقِيُّ وَالسَّبَبِيُّ L'adjectif en détail

    L'adjectif s'accorde avec son nom sur quatre points : le cas, la définition, le genre et le nombre. Le naʿt sababī (causal), quant à lui, qualifie un élément lié au nom.

  25. 90

    حُرُوفُ الْعَطْف Les conjonctions de coordination

    Ces petits mots de liaison — wa, fa, thumma, aw, bal, lākin, ḥattā — ont chacun leur propre sens, avec une règle d'or : le mot connecté s'accorde avec le cas ou le mode de son partenaire.

  26. 91

    التَّوْكِيد L'emphase (at-tawkîd)

    Pour insister sur le sens d'un mot : répète-le (lafẓī), ou fais-le suivre de nafs, ʿayn, kull ou jamīʿ associé au pronom correspondant (maʿnawī).

  27. 92

    الْبَدَل Le substitut (El-Badal)

    Le substitut (badal) reprend le nom qui le précède — en totalité, en partie ou par l'une de ses qualités — et s'accorde toujours avec son cas grammatical (iʿrāb).

  28. 93

    الْأَسْمَاءُ الْخَمْسَة Les cinq noms

    Découvre comment « ab », « akh », « ḥam », « fū » et « dhū » marquent leur cas par des lettres — wāw, alif, yāʾ — uniquement lorsqu'ils sont au début d'une iḍāfa : abū Khālidin, abā Khālidin, abī Khālidin.

  29. 94

    الْمَمْنُوعُ مِنَ الصَّرْف Les noms diptotes (al-mamnou' min as-sarf)

    Les diptotes : des noms qui refusent le tanwīn et prennent la fatḥa au lieu de la kasra au génitif — jusqu'à ce que al- ou une iḍāfa leur rende la kasra.

  30. 95

    الْعَدَدُ وَالْمَعْدُود Le nombre et le dénombré

    Les fameuses règles des nombres : 1–2 s'accordent comme des adjectifs, 3–10 inversent le genre et régissent un pluriel au génitif, 11–99 régissent un tamyīz singulier à l'accusatif.

  31. 96

    عَلَامَاتُ الاِسْمِ وَالْفِعْلِ وَالْحَرْفِ Distinguer le nom, le verbe et la particule

    Chaque classe de mots a ses propres indices : le nom accepte le jarr, le tanwīn et al- ; le verbe accepte qad, sa-/sawfa ou les désinences en tāʾ ; la particule n'en accepte aucun. L'Ājurrūmiyya s'ouvre sur cette boîte à outils de diagnostic.

  32. 97

    الْأَفْعَالُ الْخَمْسَةُ Les cinq verbes

    Les cinq formes de verbes au présent qui se terminent par un nūn : yafʿalāni, tafʿalāni, yafʿalūna, tafʿalūna, tafʿalīna. Tout leur iʿrāb repose sur le nūn : conservé au rafʿ, supprimé au naṣb et au jazm.

  33. 98

    نَوَاصِبُ الْمُضَارِعِ Les particules du naṣb en détail

    Au-delà de an et lan : la liste complète du naṣb selon la Ājurrūmiyya — idhan, kay et son lām, le lām du reniement, ḥattā, ainsi que le fāʾ, le wāw et le aw de conséquence.

  34. 99

    جَوَازِمُ الْمُضَارِعِ Tout sur les outils du jazm

    L'inventaire complet du jazm : quatre qui coupent un seul verbe — lam, lammā, le lām de l'impératif, le lā de l'interdiction — et les mots de condition qui en coupent deux : in, man, mā, mahmā, matā et leurs semblables.

  35. 100

    الْفَاعِلُ الظَّاهِرُ وَالْمُضْمَرُ Le sujet : apparent et pronominal

    Le fāʿil est soit un nom apparent (ẓāhir), soit un pronom lié au verbe (muḍmar). Il se place toujours après son verbe : place-le avant et il devient alors un mubtadaʾ.

  36. 101

    ظَنَّ وَأَخَوَاتُهَا « Ẓanna » et ses sœurs (les verbes à deux COD)

    Les verbes du cœur et de la transformation : ẓanna, ḥasiba, zaʿama, raʾā, ʿalima, wajada, jaʿala, ittakhadha… Ils avalent une phrase nominale entière et mettent ses DEUX parties à l'accusatif.

  37. 102

    لَا النَّافِيَةُ لِلْجِنْسِ Le lā de négation absolue

    Le lā de négation absolue : « aucun X ». Il fonctionne comme inna, et son ism singulier nu est construit sur la fatḥ sans tanwīn : lā shakka, lā baʾsa.

  38. 103

    الْمَفْعُولُ مَعَهُ Le complément d'accompagnement (al-maf'oûl ma'ah)

    Un nom à l'accusatif après un wāw qui signifie « avec » et non « et » : sirtu wa-n-nahra « J'ai marché le long du fleuve ». Le test : les deux éléments peuvent-ils vraiment partager le verbe ?

  39. 104

    الْمَبْنِيُّ وَالْمُعْرَبُ Les mots invariables et variables

    Qaṭr al-Nadā s'ouvre ici : la plupart des noms sont variables (muʿrab), mais les pronoms, les démonstratifs et leurs semblables sont invariables (mabnī) — ils gardent une seule terminaison et prennent leur cas « par position ». Plus les six définis.

  40. 105

    الْجُمَلُ الَّتِي لَهَا مَحَلٌّ مِنَ الْإِعْرَابِ Les propositions ayant une fonction grammaticale

    Une proposition entière peut occuper une seule fonction casuelle — khabar, ḥāl, naʿt, muḍāf ilayh — tandis que d'autres (initiale, ṣila, parenthèse) n'ont aucun iʿrāb. La clé pour analyser la vraie prose.

  41. 106

    الاِشْتِغَالُ L'occupation

    Un nom en tête de phrase, puis un verbe trop occupé avec son pronom pour le régir : *al-kitāba qaraʾtuhu*. Lis ce nom antéposé comme le COD d'un verbe miroir sous-entendu — ou laisse-le au nominatif en tant que *mubtadaʾ*.

  42. 107

    التَّنَازُعُ فِي الْعَمَلِ Le conflit de régir (al-tanāzuʿ)

    Deux verbes, un seul nom pour les deux : qāma wa-qaʿada ḍ-ḍayfu. L'un des verbes s'empare du nom ; le perdant se contente d'un pronom — Bassora soutient le verbe le plus proche, Koufa le premier.

  43. 108

    أُسْلُوبُ التَّعَجُّبِ L'expression de l'étonnement

    Comment la fuṣḥā s'exclame : mā ajmala r-rabīʿa ! « qu'il est beau, le printemps ! » et son jumeau akrim bi-ḍ-ḍayfi ! Deux moules figés construits sur le modèle du tafḍīl.

Lire, vraiment

Des passages classiques gradués, les voyelles retirées cran par cran.

  1. 43

    الأَمْثال Les proverbes

    De courts proverbes classiques et faciles à retenir — denses, profanes et parfaits pour ta première vraie lecture. Des phrases percutantes que tu pourras analyser de A à Z.

  2. 44

    الحِكَم Paroles de sagesse

    Un cran au-dessus des proverbes : des phrases équilibrées de la ḥikma classique, où les désinences casuelles et l'ordre des mots commencent à prendre tout leur sens.

  3. 45

    القِراءَةُ بِلا تَشْكيل Lire sans voyelles

    Le vrai plus : devine la déclinaison et le mode à partir de la structure pour pouvoir lire un texte non voyellé — comme l'arabe est réellement écrit.

  4. 46

    الأَدَب La prose littéraire

    Des courts textes d’adab profane — anecdotes et fables (dans l’esprit de Kalīla wa Dimna) — aux récits plus longs à suivre au fil des sessions.

  5. 47

    النُّصوصُ التّاريخِيَّة Textes historiques

    Histoire classique neutre — la fondation de Bagdad, la Maison de la sagesse — de la prose narrative pour renforcer ton endurance.

  6. 48

    الفُصْحى السَّلِسَة La prose classique fluide

    Le sommet : lire sans aide un arabe classique éloquent et accessible — toute la promesse de l’application, devenue réalité.

  7. 50

    أَدَبُ الرِّحْلَاتِ Récit de voyage (riḥla)

    La riḥla : la prose de voyage classique — routes maritimes, caravanes et cités vues par les yeux d'un étranger. Un récit vocalisé qui t'entraîne pour des textes plus longs.

  8. 51

    الْأَخْبَارُ وَالنَّوَادِرُ Chroniques et anecdotes

    Le khabar : la forme de l'anecdote courte de la prose classique — une scène, une question, une réplique cinglante — à lire sans voyelles, tel qu'il a été écrit.

balāgha — l’éloquence

Métaphore, métonymie, l’art classique de bien dire.

  1. 109

    التَّشْبِيه La comparaison

    L'image la plus simple : comparer une chose à une autre par un trait commun, avec un outil explicite (كَـ، مِثْل، كَأَنَّ). Ses quatre piliers sont la mesure de toutes les images qui suivent.

  2. 110

    الاِسْتِعَارَة La métaphore

    Une comparaison dont l'un des deux termes est omis et transposé : évoque la mer pour désigner le savant. Ses deux grands types dépendent du terme que tu conserves — le comparant (taṣrīḥiyya) ou le comparé (makniyya).

  3. 111

    الكِنَايَة La métonymie

    Désigne une chose par ses attributs plutôt que par son nom : « beaucoup de cendres devant sa porte » pour qualifier un hôte généreux. Contrairement à la métaphore, le sens littéral reste possible — tu vises le lazim, le compagnon indissociable des mots.

  4. 112

    المَجَاز المُرْسَل La métonymie (Al-Majâz Al-Moursal)

    Un transfert figuré basé sur une relation autre que la ressemblance — la partie pour le tout, la cause pour l'effet, le lieu pour ses habitants. Un indice exclut le sens littéral ; le lien est une ʿalāqa répertoriée.

  5. 113

    الطِّبَاق L'antithèse (Al-Tibâq)

    Oppose un mot à son contraire dans un même souffle — le jour et la nuit, rire et pleurer — et chacun donnera plus de force à l'autre. Un procédé de maʿnā : il vit dans le sens, non dans le son.

  6. 114

    الجِنَاس Le jinâs (la paronomase)

    Deux mots aux sonorités sœurs mais aux sens divergents : l'oreille y entend un jeu de mots, l'esprit y saisit deux significations. Complet (tāmm) quand les lettres concordent parfaitement, imparfait (nāqiṣ) quand elles diffèrent légèrement.

  7. 115

    السَّجْع La prose rimée (sajʿ)

    La cadence de la prose classique : des propositions qui s'achèvent sur une même lettre finale, pesées selon des mesures harmonieuses. La mélodie de la maqāma et du proverbe — une prose rythmée qui ne devient jamais vers.

  8. 116

    الاِلْتِفَات L'iltifât : la transition grammaticale

    Un changement soudain de destinataire — pour passer du récit à l'adresse directe, du « il » au « tu » puis au « je » — afin de capter ton attention et de dynamiser le propos. Un procédé qui joue sur la phrase, et non sur le mot.

  9. 117

    القَصْر La restriction (Al-Qasr)

    Attribue une qualité à une seule chose et à nulle autre — « nul n'est généreux si ce n'est toi ». Construit avec إِنَّما, par la négation suivie d'une exception, ou en plaçant au début ce qui devrait être à la fin. La grammaire de l'exclusion.

  10. 118

    التَّقْدِيم وَالتَّأْخِير L'inversion de l'ordre des mots (taqdîm & ta'khîr)

    En arabe, l'auteur peut déplacer un mot de sa place habituelle — et chaque déplacement a un sens : insistance, précision, suspense. L'ordre des mots est déjà un argument en soi.

La carte est gratuite. L’ascension commence aujourd’hui.

Bahir parcourt ce chemin exact avec toi — un pas honnête par jour, rien n’est « acquis » tant que tu ne l’as pas prouvé.

Commence ta première leçon